La structure d’accueil des urgences accueille tous les patients se présentant spontanément ou adressés par un médecin-traitant, quelle que soit la pathologie posée, sa gravité et son stade d’évolution.
Du fait de cette diversité, la prise en charge peut aussi comporter (en plus de l’examen clinique) la prescription d’examens de laboratoires ou de radiologie. Ces examens réalisés, il sera nécessaire d’attendre leurs résultats.
L‘attente varie en fonction de l’examen demandé, de la disponibilité des appareils ou des praticiens spécialistes devant les réaliser.
Selon le degré d’urgence
Oui, afin de vous éviter une attente inutile, vous pouvez être réorienté pour des pathologies non urgentes.
Si votre problème de santé ne relève pas d’une prise en charge aux urgences,.vous pouvez être réorienté vers une autre réponse médicale.(policliniques, médecin traitant, médecin généraliste de garde, centre de soins non programmés, etc.).
Dans la maison médicale de garde, un médecin généraliste exerce en soirée 7 jours sur 7 de 20h à 23h,.ainsi que le samedi de 16h à 18h et le dimanche de 9h à 12h, et de 16h à 18h.
Nous accueillons toute personne se présentant à la structure d’accueil des urgences.
Un praticien rompu à la médecine d’urgence effectue une analyse de la pathologie présentée,.de sa gravité potentielle, et.de son degré d’urgence médicale.
Cependant, pour bon nombre de pathologies courantes,.le passage chez votre médecin-traitant suffira à votre prise en charge et vous évitera une attente longue aux urgences, les patients étant vus par ordre de priorité en fonction de la maladie présente.
Le passage chez votre médecin-traitant peut aussi permettre de vous proposer une filière de prise en charge avec un accès direct dans les services d’hospitalisation ou une consultation rapprochée chez un spécialiste.
Chaque service d’hospitalisation est en capacité d’accueillir et d’admettre des patients,.en fonction de la pathologie présentée, de l’état clinique du patient,.du degré d’urgence et de la disponibilité des lits.
Cependant, une hospitalisation directe doit être préparée,.programmée et elle ne peut être organisée d’une façon efficiente qu’après accord entre votre médecin-traitant et le spécialiste du service concerné,.ou lors d’une admission qui suit une consultation spécialisée.
Plus votre attente est longue, moins votre état de santé est évalué comme grave.
La structure d’accueil des urgences accueille tout type d’urgence,.de tout niveau de gravité, et arrivant par tous les moyens possibles. Lors de l’arrivée d’un hélicoptère sanitaire,.il est de notre devoir de libérer au plus vite l’équipage afin qu’il soit à nouveau opérationnel dans les plus brefs délais,.dans l’hypothèse d’une nouvelle intervention.
Il en est de même pour les autres moyens sanitaires (véhicules SMUR,.ambulances privées, véhicules pompiers, etc.) qu’il convient de libérer au plus tôt. Cependant, quel que soit le moyen de locomotion,.l’installation et la mise en salle d’examen ne se fera qu’en fonction de la pathologie supposée ou présente,.et de la classification effectuée systématiquement par l’Infirmier Organisateur de l’Accueil (IOA).
Seule la gravité estimée du patient change l’ordre de prise en charge, pas le moyen par lequel il arrive.
Les praticiens du SAU sont des médecins formés, spécialistes de l’urgence. Leur polyvalence leur permet de prendre en charge les pathologies médicales,.les pathologies chirurgicales ou traumatologiques, de médicaliser les véhicules du SMUR, et de s’occuper des lits d’UHCD.
Un praticien urgentiste senior pourra réaliser la prise en charge, ou un interne en formation de médecine d’urgence ou de médecine générale pourra la réaliser sous la supervision rapprochée d’un praticien urgentiste senior. Un étudiant en deuxième cycle d’études médicales peut assister ces médecins.
Cependant, si un problème devait survenir lors de votre prise en charge,.l’équipe d’encadrement est à votre disposition pour vous aider.
Tout passage par le SAU fait l’objet d’une création d’un dossier patient. Ce dossier permet de donner un numéro d’identité permanent ou NIP. Ce numéro d’identification unique est en lien avec tous les supports périphériques qui servent à votre prise en charge.: lecture des résultats biologiques, examens radiologiques, facturation, restauration, etc.
Accueil des patients, interface entre la zone de soins et la salle d’attente, gestion de la salle d’attente, classification des pathologies et priorisation des prises en charge, installation en fonction de la priorisation des patients, prise des constantes initiales, mise en place d’immobilisation de fractures périphériques, administration d’antalgiques sur protocole, gestion des appels téléphoniques médicaux, suivi des patients non installés et présents en attente, suivi de la classification et de la priorisation qui peuvent se modifier au décours de la présence aux urgences, etc.
Nous enregistrons auprès de l’IOA chaque patient admis au sein du SAU. Ce passage permet de prioriser la prise en charge en fonction de critères médicaux.
L’installation des patients répond à des critères de gravité, bien codifiés. Si un patient est installé avant un autre, c’est qu’il présente une pathologie de gravité plus importante,.dont l’évolution peut être rapide ou dont la prise en charge nécessite des soins immédiats.
Après la réalisation du dossier d’accueil et votre évaluation par l’infirmier organisateur de l’accueil, votre prise en charge peut comporter, outre l’examen clinique par un médecin, des examens complémentaires (prise de sang, ECG, radiographies, échographie, scanner, IRM, avis spécialisés, etc.).
Il sera nécessaire d’attendre les résultats de ces examens, chaque examen pouvant prendre 60 à 120 minutes. Certains de ces délais peuvent se cumuler, la réalisation d’examens complémentaires dépendant des résultats des examens antérieurs.
Une fois ces éléments obtenus,.en fonction de votre situation, nous vous proposons soit de rentrer à domicile sous la surveillance de votre médecin traitant habituel,.soit d’être hospitalisé à l’hôpital ou dans un autre établissement.
Si une surveillance accrue est possible aux urgences ou en UHCD, le transfert vers une unité d’hospitalisation ne pourra se faire en toute sécurité,.qu’une fois tous les critères de gravité potentielle éliminés, raison pour laquelle l’examen est souvent complété par des analyses biologiques ou des examens d’imagerie, dont la plupart des résultats doivent être obtenus avant tout transfert.
Afin d’assurer une prise en charge adéquate dans les meilleurs délais pour un maximum de patients dans un temps le plus restreint possible, nous ne pouvons bloquer de manière non justifiée par l’état clinique du patient une salle, raison pour laquelle il est nécessaire d’effectuer des rotations avec les autres patients présents.
Nous installons ainsi les patients en attente de résultats dans des zones spécifiques afin de libérer les salles d’examen.
Par exemple : en cas de traumatologie de membre, l’infirmier organisateur de l’accueil fait une première installation. Puis une installation en salle d’examen de traumatologie, puis en salle de radiographie, puis en salle de plâtre si nécessaire.
Par définition, nous réservons la zone de soins aux patients, à l’examen, la pratique des soins, et au conditionnement des patients. Les salles d’examen ne sont pas des salles d’attente.
Le nombre de passages quotidiens (140 à 170 par jour) ne laisse pas la place à l’improvisation, et le travail des équipes médicales et paramédicales ne peut se faire qu’en flux tendu.
La présence de personnes supplémentaires dans la zone de soins ne pourra donc qu’interférer d’une manière négative sur ces éléments. C’est pourquoi l’ensemble du personnel du pôle s’efforcera, dans la mesure du possible, de vous informer au fur et à mesure du déroulement de la prise en charge de votre parent.
Néanmoins, dans certaines situations, la famille peut être conviée à tenir compagnie au patient dans la zone de soins.
Le flux des patients, le nombre réduit de salles de soins, les délais d’obtention des analyses biologiques, des examens d’imagerie ou des avis spécialistes, obligent à recentrer l’activité des soignants sur le patient et sa prise en charge.
Tout le personnel tant médical, paramédical ou administratif s’efforcera tout au long de la prise en charge de votre parent, de vous informer dans la mesure du possible et en fonction de l’activité en cours, de la progression et de l’évolution de la prise en charge de votre parent ou ami.
Il récupérera les informations sur votre proche et les transmettra au reste de la famille. Les soignants pourront ainsi se concentrer sur la prise en charge des malades plutôt que sur des appels téléphoniques répétés.
L’identité de l’appelant ne pouvant être garantie,.nous ne pouvons pas diffuser des informations sur une prise en charge effective ou non d’un patient, sur son état de santé ou la gravité éventuelle de la pathologie, afin d’éviter toute ambiguïté envers les usagers.
Dans la mesure du possible, et pour les patients mineurs, nous nous efforçons de prévenir (en fonction des éléments à disposition) la famille des patients qui nous sont confiés. En l’absence de certitude de filiation ou de l’identité de l’interlocuteur,.les renseignements ne seront donnés qu’avec parcimonie et resteront très généraux.
La structure d’accueil des urgences est une zone d’accueil, de tri et de soins pour l’ensemble des patients s’y présentant. La durée de séjour aux urgences est de quelques heures au maximum.
Nous donnons la priorité aux actes de soins, aux traitements contre la douleur, aux traitements d’urgence, à la réalisation de bilans nécessaires dans la démarche diagnostique ou thérapeutique, pour une prise en charge la plus rapide des patients. Tout le personnel du pôle s’efforce, à cet égard, de tout mettre en œuvre afin de rendre le séjour des patients le plus confortable possible.
Cependant, nous ne pourrons vous servir de repas tant que vous serez en zone de soins aigus.
Quelques affaires de toilette suffisent en général, au moins pour les 24 premières heures.
Les transferts multiples possibles lors de la phase initiale de l’hospitalisation (mutations entre services, examens d’imagerie, etc.) sont autant de difficultés où le transfert d’effets personnels peut être limitant, avec un risque de perte possible non négligeable.
Il sera toujours temps le lendemain ou le surlendemain d’apporter les effets personnels nécessaires en fonction de l’évolution ou du service spécialisé d’hospitalisation.
Chaque service peut adapter ses propres règles selon plusieurs critères.
L’unité d’hospitalisation de courte durée est une unité d’hospitalisation d’urgence,.dont la durée de séjour est en règle générale inférieure à 24 heures. Cette unité de transit est spécialisée dans la prise en charge d’urgence des patients.
Du fait de la multiplicité des pathologies admises, les visites ne peuvent être réalisées qu’après accord du praticien référent de l’unité. La gravité des patients admis justifie une restriction de visites accordée aux plus proches, dans la limite de 2 personnes simultanées,.tout comme la préservation de nos plus jeunes.
Lorsque nous réalisons et interprétons tous les examens urgents, en cas de nécessité d’hospitalisation, un nouveau délai d’attente est probable. En effet l’organisation pavillonnaire de l’hôpital entraîne des durées de déplacement incompressibles,.et les patients doivent être accompagnés lors de ces déplacements. La disponibilité en lits adaptés pourra également influer sur le temps passé au service des urgences.
Un transport en ambulance, VSL ou taxi,.ne pourra être remboursé par votre caisse primaire d’assurance maladie que si ce transport a fait l’objet d’une prescription médicale.
Cette prescription de transport pour un retour à domicile n’est pas automatique, même si vous êtes arrivé aux urgences en ambulance. En effet, l’octroi d’un moyen de transport sanitaire ne correspond nullement à un droit systématique mais bien à une prestation médicale réfléchie et validée par la caisse d’assurance maladie.
Lors d’une consultation en externe aux urgences,.le retour à domicile par un moyen sanitaire n’est remboursé que dans les cas d’accident du travail,.ou d’affection de longue durée,.sous réserve bien entendu que le motif de passage aux urgences soit en rapport avec l’accident de travail ou l’affection de longue durée.
Il n’y a pas de dentiste de garde à l’hôpital. Le seul créneau pour avoir un dentiste de garde est le dimanche matin, pour l’ensemble du Haut-Rhin. Les coordonnées sont disponibles auprès du SAMU 68-Centre 15.
Vous pouvez effectuer une recherche par discipline, par praticien ou sur une partie du corps en particulier