Avec le protoxyde d’azote, on passe vite du rire au drame… jusqu’à en « mourir de rire ». Ce n’est pas un jeu et ce n’est pas « juste pour rire ».
À l’origine, le protoxyde d’azote est utilisé dans le domaine médical, notamment comme gaz anesthésiant, ainsi que dans le secteur alimentaire, par exemple dans les cartouches de chantilly. Cependant, depuis quelques années, son usage détourné s’est développé, avec une inhalation à des fins récréatives. Cette pratique, qui peut provoquer une sensation d’euphorie et des fous rires, est particulièrement répandue chez les jeunes et représente un véritable problème de santé publique.
En 2024, Santé publique France estime que 13,7 % des jeunes adultes âgés de 18 à 24 ans ont déjà expérimenté ce gaz au moins une fois dans leur vie. Entre 2022 et 2023, le nombre de signalements d’intoxication a été multiplié par trois, tandis que les cas graves ont été multipliés par quatre. On observe également que 50 % des consommateurs en font un usage régulier, et environ 10 % des cas concernent des mineurs.
Derrière l’image festive et conviviale, cette pratique cache donc des conséquences réelles, aussi bien sur la santé que sur la sécurité, notamment en ce qui concerne la sécurité routière.
L’inhalation de protoxyde d’azote, souvent appelé “gaz hilarant”, peut avoir de nombreuses conséquences sur la santé. Même en cas d’usage ponctuel, elle reste dangereuse et peut devenir très grave, voire mortelle.
Selon les autorités de santé, les effets possibles incluent notamment :
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