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Qu’est-ce qu’un AVC ?

Les AVC sont des complications soudaines amenant soit un arrêt de l’apport de sang (par occlusion ou défaut de perfusion d’une artère : c’est un accident vasculaire ischémique), soit une rupture d’un vaisseau sanguin (c’est alors une hémorragie cérébrale).

Ces AVC sont fréquents dans la population générale et représentent la première cause d’invalidité. Le plus souvent, cette invalidité se manifeste sous la forme de paralysie d’un membre, d’un hémicorps (hémiplégie), des troubles du langage, des troubles de la mémoire, etc.

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?

La substance noire fait partie d’un ensemble de structures cérébrales que l’on appelle les noyaux gris centraux. Elle est constituée des neurones « dopaminergiques » qui produisent et libèrent la dopamine, neurotransmetteur indispensable au bon fonctionnement de ces noyaux. Ces derniers participent à la programmation et au contrôle des mouvements volontaires et automatiques du corps comme la motricité fine (dextérité, force…). Ils sont impliqués dans d’autres fonctions cérébrales telles que le raisonnement, la prise de décision, les émotions, la gestion de la douleur, le sommeil, etc.

La maladie de Parkinson résulte d’une dégénérescence lente et progressive des neurones de la substance noire du cerveau, liée à une accumulation d’une protéine anormale : l’alpha synucléine. Cela entraîne une diminution de la sécrétion de dopamine, transmetteur d’informations vers les noyaux gris centraux.

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La maladie de Parkinson est dite “idiopathique”, ce qui veut dire que l’on n’en connaît pas les causes. En effet, celles-ci restent difficiles à déterminer car la maladie reste très longtemps silencieuse. Il peut s’écouler plusieurs années entre le début de la maladie et l’apparition des premiers symptômes. Durant cette phase pré symptomatique, certains patients peuvent présenter des douleurs, de la fatigue, une dépression, des troubles du sommeil, des rêves agités, une constipation, une diminution du goût ou de l’odorat…

Est-ce une maladie fréquente ?

La maladie de Parkinson est la 2e maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer : elle touche environ 160 000 personnes en France. En comparaison, la maladie d’Alzheimer touche 800 000 personnes, et la sclérose en plaques en compte 80 à 90 000.

En France, environ 25 000 nouveaux cas par an sont diagnostiqués. L’âge moyen de début de la maladie de Parkinson se situe entre 55 et 65 ans mais elle peut se déclarer à tout âge. Elle est exceptionnelle avant 20 ans, rare avant 40 ans (moins de 10 % des personnes atteintes) puis sa fréquence augmente avec l’âge.

Elle touche un peu plus les hommes que les femmes (1,5 hommes pour 1 femme).

Quelles sont les causes de la maladie ?

Les causes de la maladie de Parkinson sont encore mal connues mais on pense aujourd’hui que la combinaison de facteurs environnementaux et génétiques pré-disposants favorisent la survenue de cette affection. En effet, aucune substance retrouvée dans l’environnement ne peut être considérée comme seule responsable de la maladie.

Des enquêtes épidémiologiques ont été conduites pour démontrer le rôle toxique de certains pesticides avec parfois des résultats contradictoires. Cependant, la plupart de ces études retrouvent une augmentation du nombre de cas de maladie de Parkinson dans des régions très industrialisées (industries chimiques) ou d’agriculture intensive (pesticides, herbicides). Depuis 2012, la maladie de Parkinson peut être reconnue comme maladie professionnelle pour les agriculteurs exposés à certains éléments toxiques qui remplissent des conditions particulières (décret n° 2012-665 du 4 mai 2012).

La maladie de Parkinson n’est pas considérée comme étant héréditaire même s’il existe quelques formes très rares de maladie héréditaire, touchant particulièrement les sujets très jeunes (avant 40 ans).

Comment fait-on le diagnostic ?

Le diagnostic de la maladie de Parkinson se fait grâce à l’examen clinique qui permet de retrouver les principaux symptômes de la maladie. Effectué par un médecin qualifié, en général un neurologue, cet examen très spécifique est fiable à 90 % et il n’est pas nécessaire de réaliser d’examens complémentaires. Les résultats de ces examens, tels que scanner cérébral ou IRM (imagerie par résonance magnétique), sont normaux dans la maladie de Parkinson. Ils sont parfois demandés pour éliminer d’autres problèmes de santé, lorsqu’il y a un doute dans le contexte ou l’examen clinique.

La scintigraphie cérébrale aussi appelée DaTSCAN permet de montrer la conséquence du manque de dopamine sur les noyaux gris centraux. Mais cet examen ne permet pas non plus de confirmer de manière spécifique le diagnostic de maladie de Parkinson et n’est donc pas systématique.

Quels sont les symptômes ?

Il existe deux catégories de symptômes dans la maladie de Parkinson : les symptômes moteurs et les symptômes non moteurs.

Les symptômes moteurs

La plupart des symptômes moteurs décrits ci-dessous sont asymétriques, c’est-à-dire qu’ils touchent préférentiellement un côté du corps.

Les trois principaux symptômes moteurs de la maladie de Parkinson sont :

  1. L’akinésie ou bradykinésie est une difficulté à initier et exécuter les mouvements, qui deviennent plus lents. On peut aussi ressentir un ralentissement général, la sensation d’être bloqué, voire l’incapacité à effectuer un mouvement. Les mouvements semi-automatiques comme l’écriture ou la marche sont souvent perturbés par l’akinésie. L’écriture peut devenir plus petite voire illisible, on parle alors de micrographie. Lors de la marche, l’akinésie se manifeste par la perte du ballant d’un bras, une sensation de gêne au niveau d’une jambe, un pas raccourci ou l’impression d’accrocher le sol avec le pied.
  2. L’hypertonie ou rigidité se traduit par des raideurs musculaires. Elle varie d’une personne à l’autre, et se localise souvent aux articulations (nuque, épaules) et le long de la colonne vertébrale entrainant parfois une modification de la posture (penchée, voûtée). Elle est augmentée par le stress et par les activités qui sollicitent beaucoup les muscles (soulever du poids, jardinage, bricolage).
  3. Le tremblement de repos est en général présent lorsque la partie du corps concernée n’est pas en mouvement. Le plus souvent, il disparait à l’initiation d’un mouvement volontaire. Le tremblement disparaît généralement pendant le sommeil et réapparaît dès le réveil. Il prédomine le plus souvent à l’extrémité des membres : la main, le poignet, le pied, le menton. Le tremblement peut s’aggraver lors d’un état de stress, ou d’une émotion forte.

Le tremblement est un symptôme fréquent mais il ne touche pas tous les patients atteints de la maladie. Il est important de savoir que d’authentiques malades parkinsoniens ne trembleront jamais (environ 30 %).

Plusieurs années après le début de la maladie, certains patients voient apparaitre des complications motrices : les médicaments ont une durée d’action plus courte. C’est ce qu’on appelle des fluctuations motrices. Les phases de déblocage, appelées « ON », laissent la place à des phases de blocages « OFF », survenant avant la prise de médicament ou avant que celle-ci n’ait été efficace.

On peut parfois voir apparaitre des dyskinésies. Les dyskinésies sont des mouvements involontaires et incontrôlés induits par la lévodopa, plus ou moins gênants selon leur intensité, pouvant toucher les membres, le cou, la tête… Elles sont en général liées à un surdosage du traitement antiparkinsonien.

Les symptômes non moteurs

  • Les troubles du sommeil : ils surviennent parfois très tôt. Le sommeil est moins profond et moins réparateur. Cela se manifeste par des difficultés d’endormissement, des réveils fréquents en cours de nuit ou trop tôt le matin. Parfois, ce sont des rêves agités, assez fréquemment retrouvés dans la maladie de Parkinson, qui vont perturber le sommeil, la personne vit ses rêves en parlant, criant ou bougeant en fonction du contenu de son rêve. Enfin la somnolence présente la journée est la conséquence de la maladie, des troubles du sommeil et parfois un effet indésirable du traitement.
  • La douleur : c’est un symptôme fréquent dans la maladie de Parkinson à tous les stades de la maladie, survenant parfois avant le diagnostic. Dans la maladie de Parkinson, le seuil de perception de la douleur est abaissé donc le patient ressent davantage la douleur peu importe son origine (pour plus d’informations, voir La maladie de Parkinson : une maladie douloureuse ?).
  • Les troubles digestifs : parmi lesquels la constipation et les ballonnements.
  • Les troubles de l’attention et de la concentration : ils se traduisent par l’oubli momentané de faits récents (où ai-je mis mes clés ?), des difficultés à se concentrer sur une activité ou à faire plusieurs choses en même temps. Il peut exister des problèmes d’organisation ou de planification. Ce sont, la plupart du temps des troubles légers, souvent peu gênants.
  • Les troubles psychiques : ils sont très variés comme la perte de l’envie et de la motivation (appelée apathie), l’hyperémotivité, l’anxiété, la tristesse et la dépression. Ces troubles peuvent être améliorés par une aide psychologique voire des traitements antidépresseurs ou anxiolytiques.

Des symptômes propres à chaque patient

Il est important de préciser qu’aucun patient ayant une maladie de Parkinson ne présente tous les symptômes moteurs et non moteurs. C’est pour cela qu’on dit que chaque patient a sa propre maladie de Parkinson : les symptômes diffèrent d’un patient à l’autre et, de ce fait, la prise en charge doit être également personnalisée.

Quels sont les traitements ?

Les médicaments

Il n’existe pas à ce jour de médicament capable de ralentir la progression de la maladie. En revanche, il existe de nombreux médicaments permettant de compenser le manque de dopamine ou de reproduire son action dans le cerveau, ce qui permet d’atténuer ou de supprimer les symptômes : ce sont des traitements symptomatiques.

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Les traitements seront prescrits seuls ou en association, en une ou plusieurs prises selon des critères très précis. Et c’est d’une part grâce à l’examen clinique mais aussi grâce aux informations données par le patient, la description précise de ses symptômes et de ses difficultés, que le neurologue pourra adapter au mieux le traitement.

Pour compenser le déficit en dopamine cérébrale, il existe trois moyens :

  1. Apporter un précurseur de la dopamine : la Lévodopa est le précurseur de la dopamine, qui est transformée en dopamine. La Lévodopa permet de diminuer les principaux signes de la maladie : tremblement, lenteur, rigidité. Les différentes spécialités de lévodopa sont : Levodopa / Carbidopa, Levodopa / Benséraside.
  2. Stimuler directement les récepteurs dopaminergiques : ce sont les agonistes dopaminergiques. Ils agissent en se fixant sur les récepteurs des neurones et produisent les mêmes effets que la dopamine. Les molécules les plus utilisés sont : Piribedil, Ropinirole, Pramipexole, Rotigotine (en patch) et Apomorphine.
  3. Diminuer la dégradation de la dopamine : il existe des molécules, monoamines oxydases (MAO) et catéchol-O-méthyl transférase (COMT), qui dégradent la dopamine. Les inhibiteurs de la MAO-B (Sélégiline et Rasagiline) et de la COMT (Entacapone) permettent donc d’augmenter la quantité de dopamine cérébrale et diminuent donc les symptômes.

D’autres médicaments existent : l’Amantadine est un médicament utilisé pour les dyskinésies. Les anticholinergiques Trihexyphénidyle et Tropatépine ont un effet essentiellement sur le tremblement.

Comme tous médicaments, ceux-ci peuvent occasionner des effets indésirables. Les plus fréquents sont en général peu gênants : nausées transitoires, somnolence dans la journée, baisse de la tension artérielle. Parfois, il peut y avoir d’autres effets indésirables qu’il est important de connaitre : hallucinations visuelles, addictions aux jeux, achats compulsifs, augmentation de la libido… Tous ces effets indésirables disparaissent à l’arrêt des médicaments. Il est donc important d’en informer rapidement le médecin traitant ou le neurologue.

Chez certains patients, les médicaments peuvent ne pas être suffisants après quelques années et l’on peut proposer d’autres types de traitements.

Le traitement chirurgical

La neurostimulation, appelée stimulation cérébrale profonde (SCP), est un traitement chirurgical qui permet de stimuler une zone précise du cerveau afin de moduler son activité devenue anormale.

Dans le cadre de la maladie de Parkinson, on stimule le plus souvent les noyaux sous-thalamiques (NST).

L’intervention consiste à mettre en place de chaque côté du cerveau une électrode dans les NST reliée à un stimulateur implanté au niveau des pectoraux ou des abdominaux.

La perfusion continue de médicaments dopaminergiques

Il existe différents types de perfusion continue de ces médicaments :

  • La perfusion sous-cutanée continue d’apomorphine : il s’agit d’une administration continue tout au long de la journée d’un agoniste dopaminergique (l’apomorphine) par voie sous cutanée. Un cathéter est mis en place sous la peau et par l’intermédiaire d’une pompe (attachée à la ceinture ou placée autour du cou) il permet la perfusion du médicament (c’est un système identique que l’on utilise chez les patients diabétiques).
  • L’administration continue de lévodopa par perfusion duodénale ou duodopa : il s’agit d’une administration continue tout au long de la journée d’un gel de lévodopa directement dans l’intestin. Une sonde gastro-intestinale est mise en place par un gastroentérologue (c’est un système semblable aux sondes utilisées pour l’alimentation gastrique). Cette sonde permet la perfusion du gel de lévodopa par l’intermédiaire d’une pompe (portée dans un gilet, une sacoche…).

Ces trois types de traitements permettent de diminuer les complications motrices (blocages, ralentissements et dyskinésies), mais ne ralentissent pas l’évolution de la maladie.

Quelles sont les stratégies thérapeutiques non médicamenteuses ?

L’activité physique

L’activité physique est de plus en plus considérée comme un véritable traitement, complémentaire des médicaments de la maladie de Parkinson. En effet, elle agit sur plusieurs plans. D’une part, des activités très régulières de gymnastique, musculation, stretching, étirements, permettent le maintien de la force musculaire, de la souplesse des articulations et luttent contre les symptômes en réduisant l’akinésie et la rigidité musculaire.

Ce doit être une activité physique soutenue (transpirer, être un peu essoufflé et avoir la fréquence cardiaque augmentée) qui s’ajoutera aux tâches quotidiennes souvent considérées comme une activité physique, mais insuffisantes pour avoir un réel impact bénéfique sur la maladie. Elle comprend un échauffement, puis l’activité sportive suivie d’une diminution progressive de l’intensité avant de clore la séance par des étirements, indispensables eux aussi. On préconise au moins trois séances d’activité physique de 45 minutes par semaine.

La kinésithérapie

Les séances de kinésithérapie font partie intégrante du traitement de la maladie de Parkinson et sont essentielles pour préserver la mobilité et faciliter les déplacements, par l’entretien de la souplesse et de la force musculaire.

Une séance-type comprendra des exercices d’étirements, d’assouplissements et de musculation d’intensité moyenne à soutenue, des exercices d’équilibre et des exercices de coordination, de relevés du sol et de marche.

Un séjour en centre de rééducation et réadaptation fonctionnelle peut être bénéfique, une fois par an.

Il est souhaitable que le kinésithérapeute aide le patient à organiser son activité physique et le soutienne dans la régularité, qu’il gère l’intensité et évalue les progrès.

L’orthophonie

La rééducation orthophonique peut être indiquée pour les personnes atteintes par la maladie de Parkinson s’il existe des troubles de l’élocution. Elle peut prendre en charge plusieurs aspects tels que la voix et la parole, l’écriture, la déglutition, mais aussi la diminution des expressions du visage aussi appelée amimie et les troubles cognitifs (organisation, attention…).

Où en est la recherche sur la maladie de Parkinson ?

La recherche est très active dans la maladie de Parkinson, tant pour mieux en comprendre les cause(s), que pour développer de nouveaux traitements.

En ce qui concerne la physiopathologie de la maladie, de nombreux chercheurs travaillent sur l’hypothèse d’une maladie atteignant primitivement le système digestif pour être transmise par la suite au cerveau. En effet, des stigmates de la maladie sont retrouvés au niveau de la paroi intestinale plusieurs années avant l’apparition des symptômes parkinsoniens.

Plusieurs types de traitements sont actuellement à l’étude :

  • Premièrement, certaines équipes de recherche travaillent sur des médicaments potentiellement « neuroprotecteurs », c’est-à-dire capable de ralentir l’évolution de la maladie. Par exemple, une étude européenne visant à évaluer l’efficacité d’un médicament chélateur du fer a été réalisée en France. Il est en effet prouvé qu’il existe une accumulation de fer au niveau de la substance noire chez les patients parkinsoniens. Un médicament « chélateur du fer », c’est-à-dire qui empêche le fer de se déposer, pourrait donc empêcher la maladie de se développer. Une étude préliminaire de petite taille (40 patients) a permis de confirmer que ce traitement pourrait améliorer les symptômes et ralentir l’évolution de la maladie. La recherche est également active en ce qui concerne les cellules souches ; le principe est de remplacer les neurones dopaminergiques détruits par de nouveaux neurones tous neufs !
  • Deuxièmement, une grande partie de la recherche continue à travailler sur des médicaments symptomatiques, c’est-à-dire qui visent à améliorer les symptômes de la maladie de Parkinson. Par exemple, la thérapie génique consiste à apporter, via un virus rendu inoffensif, les gènes permettant de fabriquer la dopamine, à d’autres neurones qui normalement ne produisent pas de dopamine et qui ne sont pas détruits par la maladie de Parkinson. Ainsi, la dopamine est à nouveau fabriquée et on peut penser que les symptômes dus au manque de dopamine vont s’améliorer. Pour l’instant, les résultats des expérimentations avec cette technique ne sont malheureusement pas satisfaisants. Des études sont également en cours pour développer de nouvelles formes d’administration de levodopa par voir inhalée, à libération prolongée, par pompe…etc.

De toutes nouvelles molécules sont également à l’étude, telles que des molécules pouvant réduire les fluctuations motrices ou les dyskinésies.

Toutes ces études ne sont que des exemples ; il est impossible de citer tous les protocoles en cours tant la recherche est active dans la maladie de Parkinson.

Qu’est-ce que l’épilepsie ?

Le terme d’épilepsie recouvre plusieurs maladies neurologiques ayant pour point commun la répétition de crises épileptiques spontanées.

Le terme d’épilepsie vient d’un mot grec qui signifie : « saisir, attaquer par surprise » ce qui décrit bien l’aspect imprévisible des crises. Les causes et les manifestations diverses de la maladie font qu’il est plus juste de parler des épilepsies que de l’épilepsie.

En France, environ 500 000 personnes sont touchées par une épilepsie qui peut débuter à tous les âges de la vie. L’épilepsie souffre d’une image péjorative dans la société, liée en partie à une méconnaissance de la maladie. Il s’agit d’une maladie neurologique dont les mécanismes sont de mieux en mieux connus et les traitements le plus souvent efficaces.

La crise d’épilepsie

Une crise d’épilepsie est une manifestation clinique transitoire, liée à une activité électrique anormale des cellules nerveuses du cortex cérébral. Il n’existe pas de description univoque d’une crise épileptique.

On peut distinguer schématiquement les crises généralisées, liées à des décharges étendues à l’ensemble du cerveau, et des crises partielles ou focales qui trouvent leur origine dans une zone localisée du cerveau.

Certaines crises sont circonstancielles, peuvent rester uniques et l’on ne parle pas alors d’épilepsie, mais de crise symptomatique aiguë ou accidentelle : il s’agit de crises provoquées par un contexte d’agression aiguë du cerveau soit par une cause locale (au moment d’un traumatisme crânien, d’un accident vasculaire cérébral, etc.), soit par des troubles systémiques (alcool, infection aiguë, trouble ionique, hypoglycémie, etc.).

La répétition de crises rapprochées peut aboutir à un « état de mal épileptique » nécessitant une prise en charge en urgence.

Causes et traitements

Les causes des épilepsies sont multiples, certaines sont d’origine génétique, d’autres sont la conséquence d’une atteinte cérébrale par une lésion localisée ou un phénomène diffus. Certaines épilepsies restent sans cause déterminée.

Le traitement dépend du type d’épilepsie. Un traitement anti-épileptique non approprié peut aggraver une épilepsie.

Les traitements médicamenteux ont pour objet de diminuer le risque de faire une crise d’épilepsie. De nombreux médicaments sont actuellement disponibles et sont efficaces dans environ 60 à 70 % des épilepsies, c’est-à-dire qu’ils permettent la disparition des crises à condition de respecter également certaines règles de vie (en particulier une prise médicamenteuse régulière, un sommeil suffisant, éviter la prise d’alcool ou de toxiques, etc.).

La mise en route d’un traitement se discute au cas par cas en fonction du risque de récidive après une première crise et s’impose dans certaines circonstances en particulier lorsqu’il y a répétition de crises. La surveillance du traitement repose avant tout sur la consultation régulière d’un spécialiste qui évaluera l’efficacité et la tolérance du traitement en s’aidant éventuellement d’examens complémentaires.

L’épilepsie peut guérir et sous contrôle du médecin les traitements pourront dans certains cas être arrêtés.

Dans d’autres cas, les crises d’épilepsie peuvent persister malgré un traitement bien conduit et adapté. On parle alors d’épilepsie pharmaco-résistante. Dans ce contexte il est utile de réaliser un bilan épileptologique spécialisé, pour préciser le diagnostic, adapter le traitement anti-épileptique, et évaluer la possibilité de recourir à d’autres types de traitement, comme la chirurgie de l’épilepsie. Cela consiste à enlever une zone du cerveau qui est responsable de la genèse de crises partielles. Elle est réservé à certains patients (enfants et adultes) et pratiquée dans des centres spécialisés. Dans le cas où la chirurgie curative est contre-indiquée, il existe des alternatives thérapeutiques pour renforcer l’effet du traitement médicamenteux, comme la stimulation du nerf vague.

Par ailleurs certains patients peuvent présenter des crises ressemblant à des crises d’épilepsie, mais d’origine non épileptique psychogène, qui nécessitent un diagnostic et une prise en charge adaptée.

Le retentissement de la maladie

Le retentissement de la maladie dépend des caractéristiques (perte de connaissance, confusion…) et de la fréquence des crises, du type d’épilepsie, de la cause sous-jacente et des conséquences socioprofessionnelles associées.

Paradoxalement alors que le patient peut n’avoir que des crises rares, n’être réellement malade que quelques secondes ou minutes par semaine, mois ou années, le coté imprévisible des crises retentit en permanence sur sa vie. La crise peut survenir lorsqu’il fait des courses, en traversant une rue, au travail devant les collègues… Cela explique en partie pourquoi c’est une des pathologies qui s’accompagne le plus souvent d’anxiété et de dépression. Une prise en charge spécifique des troubles psychologiques associés à l’épilepsie peut permettre au patient de gérer au mieux la maladie et son traitement.

L’épilepsie peut débuter à tous les âges de la vie. Selon l’âge d’apparition, l’épilepsie va influer sur la vie du patient. Chez l’enfant, ce sont surtout les troubles du neuro-développement et des apprentissages qui peuvent compliquer la maladie. Chez l’adolescent, la gestion du traitement peut être rendu difficile par la tendance à transgresser les interdits et c’est également l’âge où se pose la question de la contraception pour les filles, du permis de conduire, de l’orientation professionnelle.

Chez l’adulte, la maladie peut venir perturber un équilibre de vie tant sur le plan social, familial que professionnel (perte d’emploi, du permis de conduire, d’autonomie…). La gestion des grossesses sous traitement demande également un suivi spécifique.

Chez le sujet âgé, elle peut compromettre l’autonomie et augmente la fragilité du sujet, la morbidité et la mortalité. Dans tous les cas, un suivi régulier est nécessaire pour adapter au mieux le traitement et aider le patient à gérer les problèmes qui peuvent se poser.

Qu’est-ce que la sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot) ?

La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une affection dégénérative neurologique affectant sélectivement les neurones moteurs. Il s’agit de neurones impliqués dans les fonctions de motricité volontaire, de déglutition et de respiration. Il existe dans cette affection une atteinte combinée des neurones moteurs centraux déterminant la plupart de symptômes de spasticité, raideurs rencontrés dans cette affection et des neurones moteurs périphériques à l’origine de l’atrophie musculaire et des fasciculations/crampes. Il peut exister dans certaines formes rares une atteinte cognitive. Cette maladie, antérieurement appelée maladie de Charcot, s’intègre dans le cadre plus général des maladies du motoneurone.

Chiffres de la SLA en France

La fréquence de cette pathologie en France est d’environ 5 000 à 7 000 patients atteints. Les modes de révélation sont très variables d’un patient à l’autre, affectant les muscles de la déglutition (forme bulbaire), les muscles des membres (forme spinale) ou de la respiration. Son évolution est également extrêmement variable d’un sujet à l’autre. Elle peut alterner des phases d’aggravation et de stabilisation, avec chez 15 à 20 % des patients une stabilisation durable dans le temps.

Origine et prise en charge de la maladie

L’origine de pathologie est actuellement inconnue malgré de nombreuses recherches dans le domaine. Les hypothèses actuelles convergent vers l’intrication de nombreux mécanismes incluant possiblement des facteurs de susceptibilité. Dans 5 à 10 % des cas, il peut exister des formes familiales évoquées sur un certain nombre de critères, dont le principal est la présence d’antécédents familiaux.

La prise en charge thérapeutique repose sur le Riluzole qui a démontré son efficacité en particulier sur la survie. D’autres thérapeutiques sont à l’essai. La prise en charge symptomatique pluridisciplinaire respiratoire, nutritionnelle, ré-éducative, psychologique et sociale a permis d’améliorer grandement la qualité de vie des patients, mais également l’évolution de la pathologie et la survie.

Plus d’informations sur la SLA

Vous pourrez trouver toutes les informations concernant la pathologie sur le site web FILSLAN (Filière de Santé SLA et maladies du motoneurone).

Qu’est-ce que la migraine ?

La migraine est une maladie qui se traduit par des crises de maux de tête, entre lesquelles le patient est libre de douleur. C’est une maladie fréquente touchant une population jeune à l’origine d’un handicap sévère chez une partie des patients. Le patient migraineux a un comportement souvent fataliste, la migraine souffrant par ailleurs de nombreuses idées reçues.

Des consultations thématiques, spécialement dédiées à la prise en charge de cette pathologie, se sont développées en France au cours des dernières années. Elles sont réservées aux patients les plus sévères, le patient migraineux pouvant dans les cas les plus courants être pris en charge par son médecin généraliste ou un par un neurologue. Même si cette maladie reste bénigne, elle est pour une partie des patients à l’origine d’un impact notoire sur la qualité de vie.

La migraine touche 21,3 % des français (11,3 % de migraine stricte et 10,1 % de migraine probable) (étude Framig3). Elle touche majoritairement la femme jeune et active.

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Les femmes et la migraine
  • 3 à 4 fois plus de femmes que d’hommes migraineux.
  • Touchant essentiellement la tranche 20-40 ans.
  • 60 % des femmes signalent un lien entre la survenue de leurs règles et l’apparition d’une crise de migraine.
  • La grossesse est souvent une période de « lune de miel » au cours de laquelle les crises diminuent ou disparaissent. Cette amélioration est plus fréquemment constatée chez les femmes pour lesquelles la migraine survenaient au cours des règles.
  • Ces femmes n’ont pas de trouble hormonal. Elles présentent une sensibilité individuelle aux fluctuations de leurs hormones.
  • La prise de la pilule, comme le traitement hormonal substitutif, peut avoir des effets très variables selon les femmes : aggravation, amélioration, absence d’impact sur les crises.
  • La ménopause ne constitue pas toujours, contrairement aux idées reçues une disparition obligatoire de la maladie migraineuse.

Le migraineux : un patient peu suivi médicalement
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La majorité des migraineux (82 %) n’a pas de suivi médical. Ainsi, 23 % n’ont jamais consulté spécifiquement pour leur migraine et 59 % ont déjà consulté mais ne sont plus suivis. Un fatalisme à l’origine d’une sous-médicalisation

Les migraineux qui n’ont jamais consulté pensent que…

  • Ils sont capables de se débrouiller seuls (93 %)
  • Cela ne sert à rien (56 %)
  • Il n’y a pas vraiment de traitement (55 %)

Ainsi, la démédicalisation est très forte dans la maladie migraineuse car, si 60 % des migraineux ont déjà consulté spécifiquement pour leur migraine, seuls 20 % restent dans les circuits de soins. Les déterminants majeurs du maintien dans le circuit de soins semblent être la qualité de la première consultation dédiée, avec notamment empathie de la part du médecin, temps suffisant consacré à cette consultation, explications fournies sur la maladie migraineuse avec établissement du diagnostic (« une vraie maladie avec des mécanismes précis ») et prescription de traitements spécifiques.

Les traitements de la migraine

Il existe deux types de traitements :

  • Les traitements de crise qui servent à soulager la douleur.
  • Les traitements de fond qui sont des traitements préventifs dont l’objectif est d’espacer le rythme des crises et/ou de diminuer l’intensité de celles-ci.

Les traitements de crise peuvent être soit :

  • Non spécifiques, c’est-à-dire qu’ils servent également à soulager d’autres types de douleur (antalgiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens).
  • Spécifiques car ils ne sont utilisés que pour traiter des crises migraineuses (dérivés ergotés et plus récemment triptans). Ces derniers constituent la dernière génération des anti-migraineux et agissent par leur effet vasoconstricteur pour bloquer la crise de migraine. A ce jour, six triptans différents sont disponibles sur le marché français.

Les traitements de fond sont réservés pour les patients qui ont une consommation médicamenteuse de traitements de crise importante (en général 6 à 8 prises de traitements de crises par mois depuis 3 mois) ou une maladie migraineuse qui est handicapante avec répercussion sur leur qualité de vie. Ils ne « guérissent » pas de la migraine et ne sont pas dispensés d’un traitement de crise. Il existe de multiples traitements de fond qui appartiennent à des classes thérapeutiques différentes. La mise en place d’un traitement de fond permet de prévenir l’abus médicamenteux.

Ce traitement qui est quotidien n’est pas un traitement « à vie ». Le médecin appréciera l’efficacité des crises grâce à la tenue d’un agenda des crises par le patient.

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