Les cancers gynécologiques, bien que parfois méconnus, touchent chaque année plusieurs milliers de femmes en France. Il est essentiel d’en parler pour mieux les faire connaître, sensibiliser aux signes d’alerte et encourager les femmes à consulter en cas de symptômes inhabituels.
Chaque mois de septembre, la campagne « Septembre turquoise » met en lumière ces cancers afin d’informer le grand public, de lever les tabous et de soutenir les personnes concernées.
Les cancers gynécologiques regroupent les cancers qui touchent les organes de l’appareil reproducteur féminin : le col de l’utérus, les ovaires, l’endomètre (corps de l’utérus), la vulve et le vagin.

Contrairement à une idée reçue, il n’existe pas de dépistage organisé pour tous les cancers gynécologiques. Seul le cancer du col de l’utérus bénéficie d’un programme national de dépistage. En revanche, un suivi gynécologique régulier, une bonne connaissance des symptômes et une consultation rapide en cas de signes inhabituels peuvent permettre un diagnostic plus précoce.
Lorsqu’un cancer est détecté à un stade précoce, les traitements sont souvent plus efficaces, les possibilités thérapeutiques plus nombreuses et les chances de guérison généralement meilleures.
Même si la santé gynécologique reste encore un sujet tabou pour certaines femmes, les cancers gynécologiques sont loin d’être rares.
En France, on estime chaque année :
Plus rare, le cancer du vagin représentait 162 nouveaux cas en 2018[3], tandis que le cancer de la vulve concernait moins de 1 000 nouveaux cas par an[4].
Parler de ces cancers, c’est contribuer à lever les tabous autour de la santé gynécologique et encourager les femmes à évoquer plus facilement leurs symptômes ou leurs inquiétudes avec un professionnel de santé.
Au début de la maladie, certains cancers gynécologiques peuvent provoquer peu de symptômes ou des signes peu spécifiques. Ces manifestations ne signifient pas forcément qu’il s’agit d’un cancer, mais lorsqu’elles persistent, se répètent ou s’aggravent, il est important d’en parler à un professionnel de santé.
Parmi les cancers gynécologiques, le cancer du col de l’utérus est aujourd’hui le plus connu du grand public. Les campagnes de vaccination contre les papillomavirus humains (HPV), responsables de la majorité de ces cancers, ont largement contribué à cette visibilité.
La campagne « Septembre turquoise » vient compléter cette mobilisation en mettant également en lumière les autres cancers gynécologiques, encore trop souvent méconnus.
Sources :
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